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Saint-Agrève : du rififi à l'association de l'hôpital de Moze
- Le 30/09/2020
- Dans Les potins de Moze
Réunions houleuses, assemblée générale annulée pour cause de vives tensions, présence d'un huissier de justice... L'association gestionnaire de l'hôpital de Moze à Saint-Agrève traverse une période difficile en interne. Deux clans s'opposent.
On aurait pu penser que l'hôpital de Moze sortait de la tempête. Après des années difficiles sur le plan financier, une crise du Covid particulièrement mouvementée et un projet de rénovation et d'agrandissement sur la bonne voie, voilà qu'une crise interne éclate au sein de l'association gestionnaire.
Les salariés peuvent-ils devenir membres de l'association ?
Le feu couvait depuis plusieurs années mais une étincelle a fait éclater les dissidences début septembre à l'occasion d'une réunion du conseil d'administration. Le 8 septembre, les 17 membres étaient appelés à se prononcer sur la possibilité pour des salariés de l'association de pouvoir candidater pour devenir sociétaire de la même association. A main levée, le vote contre l'a emporté. Et dans la foulée, le président Henri Brottes présentait 28 candidats pour être coopté. Nouveau vote à main levée alors que des administrateurs réclamaient un vote à bulletin secret. Des voix s'élèvent et un nouveau conseil d'administration extraordinaire est convoqué le 21 septembre. Lequel annule les décisions du 9 septembre. Le lendemain, le président écrit pour annoncer sa mise en retrait, avant de se rétracter, toujours par mail, deux jours plus tard.
Un nouveau CA annule le précédent
Ce soir du 21 septembre, le "CA" s'est ainsi positionné sur les 28 candidatures, auxquelles ils ont ajouté 6 candidatures de salariés. Après consultation des lettres de motivation, 14 ont été retenues dont 4 salariés.
Une AG houleuse avant même de commencer
L'assemblée générale de vendredi, en présence d'un huissier de justice, devait confirmer ces intégrations. Mais de réunion, il n'en sera pas point question. Des candidats refoulés ont voulu obtenir une réponse à ce refus. Les décibels sont montés, les masques sont tombés. Devant un tel brouhaha, le maire Michel Villemagne a sonné la fin de la récréation et proposé que l'AG soit reportée en attendant des éclaircissements sur la validité des délibérations du CA.
34 candidats pour intégrer l'association
Deux clans s'opposent au sein de cette association qui gère la structure hospitalière. "Il y a des règlements, il faut les appliquer", affirme Norbert Exbrayat, le trésorier, pas vraiment sur la même longueur d'ondes que le président.
Et il s'étonne de ces candidatures massives pour intégrer l'association alors que les années précédentes, le nombre de candidats s'élevait à trois ou quatre personnes. Le président justifie : "Dans les statuts de l'association de 2004, il est écrit qu'il est nécessaire de retrouver des membres quand les effectifs baissent. On était à 65-70 en 2004 et on est actuellement à 34." Pour Henri Brottes, qui veut garder la main, le conflit est davantage une question de personnes. "Il est nécessaire de renouveler le CA, de faire venir du sang nouveau. "C'est une situation dramatique pour l'établissement. L'ARS pourrait prendre des décisions contre l'hôpital."
L'avocat de l'association sollicité
L'avocat de l'association a été sollicité pour conseiller sur la validité des délibérations. A moins qu'un tribunal soit saisi du dossier pour trancher.
Pour le maire Michel Villemagne, cette situation donne une image désastreuse. "Je vis très mal cette situation, surtout à un moment où l'hôpital est à un tournant de son évolution avec un projet immobilier bien avancé à 15 millions d'euros."
Saint-Agrève : rien ne va plus à l’association qui gère l’hôpital de Moze
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La 2ème vague se transforme en raz-de-marée de mépris
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Inspection du travail : Première victoire contre les sanctions imposées à Anthony Smith
- Le 16/09/2020
- Dans FLASH ACTUCGT
Dans la bataille qui oppose Anthony Smith, et son comité de soutien, à la Direction du travail, une première avancée vient d'être obtenue avec la modification de la sanction d'éloignement de l'inspecteur du travail.
Mercredi 9 septembre ont eu lieu de nouvelles mobilisations en soutien à Anthony Smith, l'inspecteur du travail sanctionné au premier semestre. Celui-ci avait demandé à ce que des salariés d'une association de travailleurs à domicile puissent disposer de masques et de moyens de protection en plein cœur de la pandémie.
Depuis plusieurs mois, des mobilisations ont lieu contre des sanctions abusives prises à l'encontre d'un inspecteur du travail qui n'avait fait que son travail.
La ministre revient sur la « mutation » d'Anthony Smith
À l'occasion des nouvelles mobilisations de ce 9 septembre, des organisations syndicales étaient reçues par la ministre du Travail, Élisabeth Borne, pour évoquer notamment le cas d'Anthony Smith.
Elle a indiqué à la délégation reçue qu'elle « revenait sur la décision de mutation » qui le frappait. Une véritable mesure d'éloignement qui tentait de faire pression sur lui et tout le corps d'inspectrices et inspecteurs de la direction du travail tenté de trop bien faire son travail. En effet, il avait été envoyé à 200 km de chez lui et il lui avait été interdit de réaliser des contrôles en entreprise. Un comble pour un inspecteur du travail…
La ministre a annoncé qu'elle revenait sur ces interdictions, les contrôles pourront être repris par Anthomy Smith et celui-ci pourra poursuivre son mandat au CHSCT, ainsi que son engagement syndical, ce que la Direction du Travail voulait empêcher.
Une première avancée pour un combat « à poursuivre »
Il aura donc fallu plusieurs manifestations et une mobilisation forte pour obtenir de la part de la ministre ce que le bon sens réclamait pourtant. Vu comme une « première avancée » par l'Union fédérale des syndicats de l'État — CGT (UFSE CGT), cette victoire est la démonstration de la force de l'alliance entre les syndicats et des personnalités des mondes politique, culturel, associatif…
La poursuite de combat « d'interet général » est présentée comme évidente, afin d'obtenir une « annulation des sanctions ». La défense d'une Inspection du travail complètement mobilisée pour tous les salariés et sans « collusions avec les employeurs » reste un objectif affiché de l'UFSE CGT.
Source : https://nvo.fr/premiere-victoire-contre-les-sanctions-imposees-a-anthomy-smith/
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Saint-Agrève : la première pierre du futur hôpital de Moze en 2021 ?
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Après avoir traversé une période très difficile pendant le Covid avec une flambée de malades et de décès, l'hôpital de Moze de Saint-Agrève maintient son projet de réhabilitation et d'extension. La crise du Covid pouvait d'ailleurs s'avérer un argument de poids pour finir de convaincre les partenaires financiers.
Après avoir traversé une tempête sanitaire, la direction et les responsables de l'association de Moze continuent de regarder vers l'avenir. Et cet avenir passe par la rénovation et l'extension de l'hôpital de Saint-Agrève. Evident hier, le projet est encore plus indispensable aujourd'hui. Peut-être que le virus serait tout de même rentré dans l'établissement mais les conditions actuelles ont pu faciliter la propagation, avec des sanitaires communs et des chambres partagées.
Selon le président de l'association de Moze, Henri Brottes, le permis de construire pourrait être déposé en 2021 avec la première pierre la même année. "Le projet pourrait être fini dans quatre ans."
Une activité encore réduite
Pour l'heure, l'établissement hospitalier peine à retrouver son rythme d'avant-Covid. Le service de soins SSR accueille 20 patients pour une capacité d'accueil de 25. Et à l'Ehpad, 65 résidents vivent à Moze pour un total de 79 places. "Il y a une crainte, légitime", reconnaît Laurence Chardon, la directrice qui affirme que l'hôpital n'a plus aucun cas de Covid-19.
Des repas financés par l'hôpital et le CCAS
La solidarité a joué à plein pendant la pandémie et continue d'être appliquée. L'allongement des journées de travail à 12 heures a entraîné une prise de repas sur place pour le personnel. L'hôpital a pris à sa charge la moitié des 1 000 repas. Le Centre Communal d'action sociale (CCAS) a financé la moitié, soit 3500 € de mars au 10 juin.
"On continue l'aide jusqu'au 31 août", annonce la directrice alors que les repas sont préparés sur place. "La solidarité est inscrite dans la durée", assure le maire Michel Villemagne qui indique que la commune vendra le terrain à l'euro symbolique pour l'extension et financera l'étude d'impact environnemental de ce projet.
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