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Les actualités

2019, construire l'action dans l'unité

Fabrice Angeï, secrétaire confédéral CGT, fait le bilan des annonces gouvernementales, des actions de cette fin d'année 2018 et dessine les perspectives de luttes de la CGT pour 2019.

Publié le 20 décembre 2018

Le projet de loi « portant mesures d’urgence économiques et sociales » confirme l’entourloupe des annonces d’Emmanuel Macron

Le texte projet de loi portant sur les mesures d’urgence économiques et sociales confirme le jugement déjà porté par la CGT sur ces annonces : ces dernières sont, pour l’essentiel, une entourloupe et ne répondent en rien aux exigences sur le pouvoir d’achat portées par les salariés et les retraités depuis un mois.

La mesure concernant la revalorisation du pouvoir d’achat pour les salariés au Smic ne figure même pas dans le projet de loi.  
Les annonces du Premier Ministre dans Les Échos confirment qu’il n’y aura aucune revalorisation du Smic, au-delà du minimum légal.

La seule mesure nouvelle concernerait uniquement l’anticipation de la hausse de la prime d’activité à hauteur de 40 euros pour une personne seule rémunérée au Smic, revalorisation qui figurait déjà à l’article 82 du Projet de loi de finances pour 2019 et qui devait initialement être étalée jusqu’en 2021.

Dans la pratique et compte tenu du mécanisme de calcul de la prime d’activité qui n’est pas du salaire (mais une prestation sociale sous conditions de ressources tenant compte de l’ensemble des revenus du ménage), cette mesure ne bénéficierait, d’après Les Échos, qu’à 55% maximum des salariés au Smic. Elle ne comptera pas pour les retraites.

Pour le reste, le projet de loi ne fait que préciser le détail technique des mesures :
-    la prime de fin d’année, défiscalisée et exonérée de cotisations sociales jusqu’à l’équivalent de 3 Smics (donc n’étant pas prise en compte dans le calcul de la retraite), sera versée selon le bon vouloir de l’employeur. Elle sera mise en place, au gré de l’employeur, soit par accord collectif, soit par décision unilatérale.
-    l’exonération, dès le 1er janvier 2019*, et la défiscalisation des heures supplémentaires, auront, ainsi que le reconnaissent de nombreux économistes, un effet négatif sur l’emploi. L’OFCE évalue le nombre d’emplois détruits entre 20 000 et 45 000. Cette mesure représentera, en outre, une perte de recettes de l’ordre d’1,3 milliard d’euros pour la seule Sécurité sociale.
-    enfin et contrairement à ce que prétend le Gouvernement, la baisse de la CSG de 8,3% à 6,6% sera loin de bénéficier à l’ensemble des retraités percevant une pension de moins de 2 000 euros par mois. Par exemple, sur un couple de retraités gagnant 1 450 euros par mois chacun, soit 2 900 euros à eux deux, aucun des deux n’en bénéficiera car le revenu du ménage est supérieur au plafond. En outre, le montant pris en compte inclura les revenus de l’épargne ou les revenus fonciers (loyers, par exemple).

La faiblesse de ces mesures est à rapprocher des 40 milliards d’euros de cadeaux aux entreprises versés en 2019 (20 milliards d’euros au titre du CICE dus au titre de l’année 2018 et 20 autres milliards en baisses de cotisations sociales en 2019), la baisse de l’impôt sur les sociétés n’étant, quant à elle, que reportée.

Pour la CGT, plus que jamais, l’heure est à la mobilisation de toutes et tous dans toutes les entreprises et administrations.

Montreuil, le 17 décembre 2018

* Non le 1er septembre comme le prévoyait le PLFSS 2019 adopté par le Parlement mais non encore validé par le Conseil constitutionnel.

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SALAIRE MINIMUM : Augmenter le Smic, c’est nécessaire et c’est maintenant !

La politique sociale et économique du gouvernement favorise les plus riches.

Les inégalités sociales sont de plus en plus fortes, alors que le pays n’a jamais créé autant de richesses par le travail. Ces richesses n’ont jamais été aussi mal réparties entre les entreprises et les salariés, entre les « premiers de cordée » et le reste de la population.

Est-il besoin de rappeler que la France est sur le podium mondial en matière de redistribution de dividendes aux actionnaires ? Chaque année, les scores explosent !

Il est temps de gouverner pour les 99% et non pas pour les 1% les plus riches.

Le Smic doit augmenter de manière significative. L’heure n’est pas aux tours de passe-passe, aux escroqueries, aux fausses augmentations et autres combines malhonnêtes dont l’objectif final consiste à ne pas augmenter le Smic et les salaires en général, dans le but de satisfaire les revendications et caprices du patronat.

Pour cela, la CGT propose que le montant du Smic brut, pour 35 heures, soit revalorisé à 1 800 euros par mois, dès le 1er janvier 2019. Cette augmentation de 300 euros environ répond tout simplement aux besoins des salariés au Smic pour vivre un peu mieux et satisfaire leurs besoins les plus fondamentaux : se loger, se soigner, s’éduquer, s’alimenter, se reposer, communiquer, sortir, etc.

Lorsque le Smic augmente, cela ne provoque pas l’augmentation automatique ou mécanique de l’ensemble des minima dans les branches professionnelles, ni les salaires dans les entreprises et ni le point d’indice des fonctionnaires.
Ceci est d’autant plus vrai quand, en réalité, le gouvernement décide d’augmenter la prime d’activité de 100 euros et non pas le montant du Smic.

Raconter des inepties, faire des tours de passe-passe en supprimant des cotisations sociales indispensables au financement de la Sécurité sociale, pour augmenter seulement le net à payer, est scandaleux.

Il est aussi faux de dire que l’augmentation du Smic supprime des emplois. Le Smic n’est pas responsable des suppressions d’emplois.

C’est, au contraire, la financiarisation des grands groupes industriels, leur absence de stratégie de développement, les reculs des capacités de production et d’innovation, le manque d’investissements, la réduction des moyens pour les Services publics, le recul de l’âge de départ à la retraite, la réalisation des millions d’heures supplémentaires désocialisées et défiscalisées qui sont responsables de la disparition de milliers d’emplois.

La CGT exige une augmentation immédiate du Smic pour le porter à 1 800 euros, que s’ouvrent des négociations salariales dans les branches, les entreprises et les administrations.

Il est urgent et indispensable d’entendre la colère de milliers de citoyens qui n’arrivent plus à boucler les fins de mois. Ceci est particulièrement vrai pour les femmes seules ou avec des enfants, c’est un véritable parcours du combattant pour survivre avec le Smic ou avec un emploi à temps partiel. Ces témoignages ne sont jamais entendus dans les salons feutrés des ministères ou dans les réunions des conseils d’administrations des entreprises du CAC40.

Ce sont des millions de personnes dans le pays qui sont en situation de pauvreté et  d’exclusion sociale.

Il est maintenant temps d’agir par l’action politique pour éradiquer la pauvreté et faire que chacun puisse vivre dignement de son travail.

La CGT invite le Gouvernement à prendre l’exemple de l’Espagne où le gouvernement vient de décider d’augmenter le salaire minimum de 22%.

Il faut un changement profond de la politique salariale dans les entreprises et les administrations.

Compte tenu de l’absence de réponse de la ministre du Travail, la CGT a quitté la réunion plénière de la CNNC (commission nationale de la négociation collective) et appelle à poursuivre les  mobilisations en cours.

Montreuil, le 17 décembre 2018

Annonces Macron, beaucoup d'intox !

Emmanuel Macron a annoncé un certain nombres de mesures : SMIC, CSG, défiscalisation des heures supplémentaires, prime de Noël.... Quelle est la part du vrai, la part du faux ? Beaucoup d'intox, peu de gagnants, voir pire... La CGT explique !

Un projet de 80 suppressions de postes à l'hôpital de Valence (26)

À l'appel des syndicats, des manifestants se sont rassemblés ce jeudi matin, 22 novembre 2018, devant l'entrée du bâtiment de direction de l'hôpital de Valence, dans la Drôme. Le personnel hospitalier craint de nombreuses suppressions de postes.

Il y a urgence, à l'hôpital de Valence. Le personnel hospitalier se mobilise contre un projet de suppression de postes. La direction prévoit de supprimer entre 70 et 80 postes pour combler le déficit financier de l'hôpital, un écart de 8 millions d'euros. Tous les secteurs pourraient être impactés : unités de soin, administrative, technique ou logistique. "Nous essayons de faire en sorte que l'impact sur l'emploi soit le plus réduit possible, assure le directeur, Freddy Serveaux. Mais ne pas travailler sur le retour à l'équilibre serait une menace pour les conditions de travail, pour l'emploi et pour tout l'hôpital."

Personnels hospitaliers, médecins et patients

Parmi les manifestants, certains s'expriment au mégaphone. C'est le cas de Georges, un ancien patient de l'hôpital.

"L'hôpital est devenu une usine à produire la souffrance de son personnel. Je me demande qui est le plus malade : moi dont le coeur fonctionne avec une pile, ou le personnel qui a les larmes aux yeux ?" - Georges, un patient

De nombreuses blouses blanches sont sorties de leurs couloirs pour appuyer le propos. Les infirmiers et aides-soignants témoignent. 

"La suppression de postes signifie : toujours plus d'activité avec moins de personnel. On ne sait pas si on va pouvoir tenir le rythme." - Mélanie

"La qualité des soins ne sera plus assurée. On fera de la quantité, au plus vite." - Fanny

"On n'a pas envie de maltraiter les patients. Mais s'il n'y a que deux aides-soignants pour trente toilettes le matin, on fait comment ?" - Laura

"Beaucoup d'entre nous pensent à partir." - Julie

La direction veut également augmenter l'activité de l'hôpital. Et pour cela, avoir davantage recours à la chirurgie ambulatoire. "Les techniques médicales ont évolué, explique le directeur, Freddy Serveaux. Pour certaines pathologies, on peut prendre les gens en charge sur un jour. C'est ce qu'on appelle l'ambulatoire. Et ça nécessite moins de personnel."

Mais certains au sein de l'équipe n'en sont pas convaincus. C'est le cas du chirurgien Denis Latune. "La vocation de l'hôpital n'est pas de faire du chiffre mais de soigner des gens. Autant bien les soigner, quitte à en soigner moins ! Il faut des soignants pour donner la pilule, pour faire des piqûres. Ça n'est pas du virtuel, il faut des bras !"

Le personnel fixé d'ici la fin de l'année

Les discussions se poursuivent depuis trois mois au sein de l'établissement. La direction souhaite proposer un plan définitif en décembre. 

Source : france bleu drome ardèche

https://www.francebleu.fr/infos/sante-sciences/une-centaine-de-personnes-manifestent-devant-l-hopital-de-valence-1542894867

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