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Serrières : deux aide-soignantes condamnées pour maltraitance

Deux aides-soignantes de l'Ehpad de Serrières (Ardèche) ont été condamnées mardi pour voyeurisme et violence envers une personne vulnérable par le tribunal correctionnel de Privas : trois mois de prison avec sursis. Elles ont aussi interdiction définitive d'exercer cette profession.

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Le président égraine les charges retenues contre les deux prévenues. Il y a d'abord cette accusation de voyeurisme. Vanessa, un des deux aide-soignantes reconnaît qu'elle a pris une photo des parties intimes d'un résident de 82 ans. "Il avait un micropénis. C'était par curiosité. Je voulais en parler avec mes collègues" dit-elle. "Mais qu'est-ce que c'est que cette histoire réagit le président, vous vouliez vous moquer ?". Vanessa reconnaît qu'elle n'aurait jamais du faire ça.

Maltraitance

Et puis il y a  la maltraitance, les violences sur personne vulnérable dit la justice. Comme ce coucher brutal d'une résidente qui s'accroche à son lit. Vanessa lui enlève le bras brutalement en criant : "Vous me faites chier. Vous me faites tous chier". Ses collègues disent qu'elle parle mal aux résidents ou de façon très familière.

Le président évoque aussi cette douche à l'eau froide pour un résident qui hurle : "vous allez me tuer ". Les collègues dénoncent aussi des toilettes expédiées.

Le conseil de discipline ou le tribunal correctionnel ?

L'avocate des deux aide-soignantes revient sur les témoignages. "Sur les 42 témoignages, il y en a trois de solides. La collègue qui parle de plus de 300 photos sur le téléphone de Vanessa ne les a jamais vues. On lui a dit". Et l'avocate revient sur ce qu'elle appelle le contexte : "oui il nous arrive tous dans nos métiers de crier. Lorsque j'ai un client qui ne parvient pas à donner sa date de naissance, il m'arrive en rentrant au bureau de dire mais quel con. Je le défends aussi bien qu'un autre. C'est un métier dur" poursuit-elle. "Elles font ce que nous ne voulons pas faire. Le conseil de discipline j'aurais compris. mais pas le tribunal correctionnel" conclut-elle.

Source : https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/serrieres-deux-aide-soignantes-condamnees-pour-maltraitance-3049900?fbclid=IwAR3dDchXwIlKk-0RiLyDwvhJFPQQEkHx1jA6qL6l2VOPIJ5cXqnXETaZp3U

La retraite expliquée de A à Z

Comment est né le système par répartition ? Quels sont les avantages du système actuel, sa viabilité et les moyens pour l’améliorer afin de répondre aux nouveaux enjeux ?

Retraite : Macron annonce le recul de l’âge de départ à la retraite à 65 ans !

Macron annonce le recul de l’âge de départ à la retraite à 65 ans ou alors un allongement de la durée de cotisation. La CGT porte des propositions pour un autre projet avec un âge de départ à 60 ans après 37,5 années de cotisations !

Mobilisation : Plus de cinquante rassemblements en France pour l'augmentation des retraites

Ce mardi 6 décembre, des rassemblements étaient organisés devant les sièges du Medef partout en France à l’initiative de l’Union Confédérale des Retraités (UCR-CGT). Les manifestants réclament une augmentation des retraites de base et des retraites complémentaires.

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Alors que le projet de la future réforme des retraites doit être présenté par Elisabeth Borne le 15 décembre, ce mardi 6 décembre devait faire office de tour de chauffe. Dans une cinquantaine de villes, les retraités s’étaient donnés rendez-vous sous les fenêtres du Medef à l’appel de l’UCR-CGT pour dire leur mécontentement. Première revendication, le mouvement exige l’augmentation immédiate des retraites de base et des retraites complémentaires à hauteur de l’inflation. En juillet, les négociations ont abouti à l’augmentation de 4 % des retraites de base et en novembre, les syndicats ont obtenu une hausse de 5,12% sur les retraites complémentaires. Trop peu pour l’UCR-CGT, alors que l’Insee annonce 6,2% d’inflation en novembre 2022, avec une hausse des prix alimentaires de 12,2 % sur un an.

« Nous exigeons une augmentation de 6,2% pour les retraites de base et 6,2 % pour les retraites complémentaires avec un effet rétroactif sur un an » détaille Marc Bastide, secrétaire général de l’UCR-CGT. Le secrétaire général rappelle que les associations caritatives enregistrent une hausse significative du nombre de bénéficiaires, parmi lesquels nombre de retraités. « Environ 20% des retraités ont des difficultés à vivre, 20% d’entre eux se limitent à un repas par jour, 30% des retraités renoncent aux légumes parce qu’aujourd’hui, c’est devenu trop cher. Pour beaucoup d’entre eux, la culture, les loisirs, le sport sont devenus inaccessibles. » En plus de ces revendications, le syndicat exige que les retraites ne puissent être inférieures à 2000 euros brut et demande le retour de l’âge légal de départ à 60 ans.

« Les Français sont opposés à la réforme des retraites »

Devant le siège du Medef à Paris, le projet de recul de l’âge légal de la retraite de 62 à 64 voire 65 ans, tel que voulu par le gouvernement, est dans toutes les discussions. « On ne peut pas laisser les gens travailler jusqu’à 65 ans alors que la plupart des actifs se retrouvent au chômage à 50 ou 55 ans et que les jeunes ne trouvent pas d'emploi « réagit Michelle Crochemore, retraitée de la métallurgie, elle-même licenciée à 55 ans suite à un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE). « On sait que l’opinion publique est avec nous : 70% des Français sont opposés à la réforme » abonde Jean-Marie Vernhes, également retraité de la métallurgie. « Quand on voit que les grands patrons s’augmentent de 52 % alors que nos retraites n’augmentent pas et que l’on perd du pouvoir d’achat depuis plusieurs années… Il faut qu’il y ait une prise de conscience que si on est tous ensemble, on peut les faire reculer! »

Au micro, la secrétaire confédérale Catherine Perret annonce que la veille, l’ensemble des organisations syndicales des salariés et de jeunesse, soit treize organisations, ont acté le principe d’un grand mouvement de mobilisations dès l’annonce de la réforme par la première ministre le 15 décembre. Dans un communiqué intersyndical adressé au gouvernement le 5 décembre, les syndicats ont tenu à rappeler que « les organisations sont comme la très grande majorité de la population, fermement opposées à tout recul de l’âge légal de départ en retraite comme à toute augmentation de la durée de cotisation » et que « si le gouvernement demeurait arc-bouté sur son projet, il y aurait des mobilisations et grèves unitaires en janvier« . Catherine Perret  le confirme, une première date de grève devrait être annoncée dès le 15 décembre.

Source : https://nvo.fr/retraites-plus-de-cinquante-rassemblements-en-france-pour-laugmentation-des-retraites/

Législation : Plus aucun garde-fou contre les ordonnances Travail de Macron

Sans doute parce qu’il a osé livrer un bilan peu reluisant des « ordonnances Macron » qui ont réformé en profondeur le droit du travail en 2017, le comité d’évaluation est rayé de la carte !

Code du travail

Difficile de faire le bilan de la démocratie sociale en entreprise cinq ans après les ordonnances Travail de 2017 si la seule instance de suivi et d'évaluation est supprimée…

Les cinq « ordonnances Macron » publiées en septembre 2017 1, au début du premier quinquennat Macron, ont imposé la fusion des instances représentatives du personnel : CHSCT, comité d’entreprise et délégué du personnel, dans une instance unique, le comité social et économique (CSE). 

Dès le départ, la CGT avait dénoncé les effets délétères de ces textes qui ont ouvert la voie à une individualisation de la négociation en entreprise, éloigné les élus des salariés, baissé les heures de délégation, et affaiblit le rôle des syndicats. 

Pour mesurer les effets de de cette réforme en profondeur du droit du travail rédigée sous la plume du Medef, il avait été décidé de créer un Comité d’évaluation. Placé sous l’égide de France Stratégie, organisme de prospective économique rattaché à Matignon, il a vécu !  

Un an après avoir livré un bilan peu reluisant des « ordonnances Macron » jugeant que le dialogue social en entreprise n’était pas plus efficace, voire dégradé, depuis leur mise en place en septembre 2017, ce comité d’évaluation disparait. Olivier Dussopt, l’actuel ministre du Travail, a décidé de le supprimer. Une manière d’étouffer la moindre controverse.

Santé et sécurité au travail, parents pauvres de la démocratie sociale

Contrairement au CHSCT (comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail) auparavant obligatoire dans les entreprises de plus de 50 salariés, la CSSCT (commission santé, sécurité et conditions de travail) qui l’a remplacé, n’est obligatoire que dans les entreprises de plus de 300 salariés. 

Résultat, 75 % des salariés étaient couverts par un CHSCT en 2017 contre 46 % aujourd’hui par une CSSCT. Les questions santé et sécurité au travail sont reléguées en fin de réunion CSE. La crise du Covid a confirmé l’impact négatif des ordonnances Macron. 

La CGT appelle le gouvernement à abroger les ordonnances Travail et demande la mise en place de la commission CSSCT dans toutes les entreprises de plus de 50 salariés.

Recul de la démocratie sociale

« Ce recul catastrophique de la démocratie sociale pour les salariés ne peut plus durer !, dénonce Angeline Barth, secrétaire confédérale CGT, chargée de la négociation collective et de la démocratie sociale. Il faut revenir sur les ordonnances Macron, la loi Travail et l’inversion de la hiérarchie des normes », insiste-t-elle. 

Le texte fondateur et protecteur des salariés, c’est le code du travail, la CGT propose même un « code du travail du 21ème siècle ». 

Dans l’attente de l’abrogation des ordonnances Macron, des mesures d’urgence doivent être mises en place » :

  • accorder aux suppléants les mêmes droits qu’aux titulaires et leur permettre de participer aux réunions du CSE,
  • rendre obligatoire la mise en place de représentants de proximité par établissement avec un crédit d’heures équivalent aux membres du CSE,
  • une commission santé, sécurité et conditions de travail à partir de 50 salariés, avec des prérogatives élargies, et plus d’heures de délégation,
  • des CSE par établissement distincts dès 50 salariés avec une augmentation du nombre d’élus et des heures de délégation, 
  • la fin de la possibilité d’accords dérogatoires et des référendums patronaux,
  • la suppression des Accords de performance collective et des ruptures conventionnelles collectives qui sont à durée illimitée, sans motif économique, sans contreparties, en deçà même de ce qui est prévu dans un PSE.

Les 5 « ordonnances Macron »
Ordonnance relative au renforcement de la négociation collective.
Ordonnances relatives à la nouvelle organisation du dialogue social et économique dans l’entreprise et favorisant l’exercice et la valorisation des responsabilités syndicales.
Ordonnance relative à la prévisibilité et la sécurisation des relations de travail.
Ordonnance portant diverses mesures relatives au cadre de la négociation collective.
Ordonnance relative à la prévention et à la prise en compte des effets de l'exposition à certains facteurs de risques professionnels et au compte professionnel de prévention.

Mobilisation pour l’augmentation des pensions Agirc Arrco

Le maintien du pouvoir d’achat concerne tout le monde, y compris les retraités ! Si le smic, indexé sur l’inflation, a progressé de 31,2 % depuis 2008, dans le même temps, les retraites dans le privé n’ont augmenté que d’un peu plus de 18 % (retraite de base + Agirc Arrco). Une baisse du pouvoir d’achat flagrante, qui s’accélère avec l’inflation galopante de 2022.

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L’Agirc Arrco, régime complémentaire qui concerne plus de 13,2 millions de retraités, a concédé à ceux-ci une augmentation de 5,12 % au 1er novembre, dont 0,1 % de rattrapage sur 2021. 

Ce n’est pas suffisant !

Des moyens existent pour financer les augmentations

Les retraités se mobilisent pour la défense de leurs pensions. Ils se rassemblent le 6 décembre partout en France, avec un seul mot d’ordre : Exigeons l’augmentation de nos retraites.

Avec 2,6 milliards de bénéfices sur l’exercice 2021 et 0 euros de dettes, l’Agirc-Arrco a largement les moyens de financer ces augmentations.

Le montant des réserves disponibles s’élevait, à la clôture de l’exercice fin 2021, à 68 milliards d’euros, en hausse de 6 milliards d’euros par rapport à l’année précédente ! 

Négociation sur la gestion future de l’Agirc Arrco

Le conseil d’administration de l’Agirc-Arrco a lieu le 6 décembre.

C’est le moment de multiplier les initiatives partout en France, devant les sièges du Medef, des préfectures, avec l’Union Confédérale des Retraités UCR-CGT pour exiger une hausse des retraites complémentaires de 6,2 % pour l’année 2022.

« Nous revendiquons aussi l’ouverture de négociations pour redéfinir les critères de gestion de la caisse complémentaire dominée par le Medef » explique Bernard Devert, responsable Union Confédérale des Retraités UCR-CGT sur les questions Agirc Arrco.

« La moitié des participants du CA prétendument paritaire appartient au Medef ».

En 2023 aura lieu la fin du contrat de 2019 et l’ouverture des négociations (conditionnées à la future réforme des retraites) : ce sera l’occasion de redéfinir le fonctionnement, la durée des réserves et leur utilisation et de reprendre la main sur la gestion des retraites complémentaires.

Retraite à 65 ans , baisse des pensions, chômage des seniors : La guerre de MACRON est déclarée...

Retraite à 65 ans, baisse des pensions, chômage des seniors : la guerre de MACRON est déclarée par une simple interview au Parisien - Aujourd'hui en France

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