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Hausse des prix de l’électricité : stop à l’économie de marché
- Le 13/06/2022
- Dans FLASH ACTUCGT
Le coût de l’énergie est au centre des préoccupations du gouvernement, mais aussi et surtout des usagers.

Le gouvernement s’apprêterait à annoncer une hausse de 4,5 %
Dans un contexte inflationniste (+4,8 % entre avril 2021 et avril 2022), l’énergie a augmenté de :
84 % pour les combustibles liquides,
43 % pour le gazole,
41,3 % pour le gaz naturel
Afin que la hausse des prix de l’électricité en 2022 n’affecte pas les usagers, le gouvernement a mis en place un bouclier tarifaire, tout en prévoyant un rattrapage en 2023 : le gouvernement s’apprêterait à annoncer une hausse de 4,5 %.
« Pour la CGT, ces augmentations ne sont pas conjoncturelles, liées à la guerre en Ukraine, mais structurelles » analyse Karine Granger, Conseillère énergie.
Jusqu’en 2010 et la libéralisation des marchés de l’énergie, le prix de l’électricité pour l’usager était calculé en fonction des coûts comptable d’EDF.
Les nouveaux entrants sur le marché n’ayant pas d’outils de production, la Commission de régulation de l'énergie (CRE), a dû réfléchir à de nouvelles strates de tarification.
En janvier, la CRE estimait l’augmentation de l’électricité à 43 %.
Elle a proposé un tarif à empilement tenant compte des différents postes : achat, transport, coûts commerciaux. Depuis, le tarif réglementé s’élève régulièrement, et a récemment explosé. En janvier dernier, la CRE estimait l’augmentation de l’électricité à 43 %.
« L’usager ne paie plus un coût technique de production et de transport mais un coût de marché » déplore Karine Granger.
L’ouverture à la concurrence a affaibli les grandes entreprises productrices : un quart de la production nucléaire d’EDF est réservée, à prix coûtant, aux fournisseurs alternatifs d’énergie.
Les salariés d’EDF travaillent donc en partie pour la concurrence, une concurrence qui ne crée pas ou peu d’emplois, qui refuse le risque industriel et qui profite d’un marché, sur le dos des usagers.
Cette année, pour contenir la hausse des prix, la CRE a demandé au gouvernement de passer la part d’électricité nucléaire qu’EDF devra céder à ses concurrents à 130 TWh, après l’avoir augmenté, début 2022, de 100 TWh à 120 TWh. Une mesure qui aura des conséquences financières néfastes pour l’entreprise.
« Le bilan de l’ouverture du marché est désastreux ; le service public doit échapper à la logique du marché » martèle Karine Granger.
Le Programme Progressiste de l’Energie
Face à cette situation, la CGT a conçu Le Programme Progressiste de l’Energie (PPE) qui prend en compte les enjeux sociétaux d’aujourd’hui, et notamment la nécessité́ d’une transition énergétique pour tous, réduisant les inégalités.
Les taxes sur l’énergie doivent être supprimées, et la répercussion des coûts de production sur les usagers diminuée.
Pour faire face à l’urgence climatique, les objectifs environnementaux doivent être intégrés à tous les projets, notamment industriels.
C’est pourquoi la CGT réclame un vrai service public de l’énergie, qui passe par la nationalisation de l’ensemble du secteur de l’énergie : celui-ci doit sortir de l’économie de marché. Le gaz et l’électricité ne sont pas des marchandises : mais des biens d’intérêt généraux.
La santé et la protection sociale, des biens communs qu’il faut sauver de toute urgence !
- Le 13/06/2022
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La CGT ne participera pas à un déjeuner de campagne
- Le 09/06/2022
- Dans FLASH ACTUCGT
Mardi 7 juin : Hospitaliers et usagers dans la rue ! Manif 14 h à ANNNONAY
- Le 03/06/2022
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Saint-Agrève : le projet de l'hôpital de Moze sur la bonne voie ?
- Le 03/06/2022
- Dans Les potins de Moze
Le cabinet d'architectes continue de travailler sur le projet de rénovation et d'agrandissement de l'hôpital de Moze à Saint-Agrève, qui accueille 20 000 patients par an, dont 30 % de Haute-Loire. Sur les 17 millions d'euros, la moitié est pris en charge par des subventions publiques. On parle de 2023 pour le début des travaux.
Le permis de construire devrait être déposé avant le 30 juin. Une nécessité pour les porteurs de projet afin d'éviter de devoir ensuite se conformer à la RT2020. Alors que l'enquête publique a été bouclée le 24 mai, le conseil municipal de Saint-Agrève doit valider dans les prochaines semaines la révision simplifiée du Plan Local d'urbanisme.
Le cabinet d'architectes Denis Dessus a livré des visuels de cette restructuration des bâtiments actuels et de l'agrandissement. "C'est un hôpital complexe, pas facile à utiliser pour le personnel", reconnaît l'architecte à qui on a demandé de faire "un hôpital moderne, compact, efficace, rationnel". Le chantier devra prendre en considération l'activité et permettre la poursuite des soins de façon quasi normale.
Deux phases : construction et réhabilitation
Le chantier se composera ainsi de deux phases importantes : la construction en premier, la réhabilitation ensuite.
Eliane Wauquiez-Motte, la nouvelle présidente de l'association qui gère cet hôpital privé, souhaite réduire la durée du chantier fixée à 3 ans. Elle voudrait aussi avancer le début des travaux, pour les passer de novembre à mars 2023. "Raccourcir la durée doit aussi nous permettre de maîtriser les coûts."
Un projet à 17 millions d'euros
L'investissement est chiffré à 17 millions d'euros : 10 millions pour l'hôpital et 7 millions pour l'Ehpad. Le Département de l'Ardèche, par la voix de son président Olivier Amrane, a annoncé mardi que sa collectivité allait passer d'une aide de 900 000 € à 2,3 millions d'euros. Ce qui devrait déboucher sur une aide équivalente de l'Agence Régionale de Santé (ARS).
La Région en fera de même. "Il faut sortir cet hôpital de cette situation inacceptable. On ne peut pas ne pas être choqué quand on voit dans quelles conditions sont accueillis les résidents et comment travaille le personnel qui tient l'établissement à bout de bras. Ils n'ont jamais lâché."
Le regard de Laurent Wauquiez en vidéo
La Région et le Département investissent pour l’hôpital de Moze en Ardèche
- Le 01/06/2022
- Dans FLASH ACTUCGT
Le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, Laurent Wauquiez, et celui du Département de l’Ardèche, Olivier Amrane, annoncent leur soutien au projet d’extension et de rénovation de l’hôpital, à hauteur de 2,3 millions d’euros chacun, avec l’espoir de voir démarrer les travaux dès 2023.
Établissement de proximité assurant un accueil des malades et blessés 24h/24h, comprenant un EHPAD et proposant des consultations de nombreux spécialistes, l’hôpital de Moze apporte une offre de soins essentielle pour le territoire du Vivarais-Lignon entre l’Ardèche et la Haute-Loire. Cependant, il n’a pas fait l’objet de travaux depuis plus de 40 ans et l’état des locaux pénalise son attractivité.
« Jamais nous n’aurions accepté en plein cœur de Paris ou de Lyon de laisser un hôpital dans un tel état. Nous nous sommes battus depuis le début, avec le personnel soignant de l’établissement à qui je tiens à rendre hommage, pour maintenir et sauver l’activité de cet hôpital qui est essentielle pour le territoire. Dans notre pays, on a le droit à la même attention qu’on soit en zone rurale ou dans une grande métropole. C’est fondamental, c’est notre conception de la France. C’est un beau symbole que nous soyons aujourd’hui unis, main de la main, avec le Département et Olivier pour défendre l’accès à la santé en Ardèche et en Haute-Loire » a déclaré Laurent Wauquiez, Président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, lors de sa visite sur place le 31 mai.
Pour répondre à cette situation, un projet d’augmentation des superficies et de rénovation de l’existant est en cours. Il comprend un premier volet avec la création d’une extension du bâtiment afin d’accueillir les activités sanitaires et les services logistiques avec pour objectif le passage à 30 lits sanitaires (contre 25 aujourd’hui) et la construction de locaux communs de meilleure qualité (cuisine, buanderie, pharmacie, local du personnel). Le cabinet de radiologie privé hébergé au sein de l’hôpital et le centre de consultations non programmées seront eux-aussi relocalisés dans l’extension du bâtiment.
Le deuxième volet concerne la rénovation complète de l’EHPAD avec la transformation de toutes les chambres actuellement doubles en chambres simples et la création d’une unité spécialisée pour accueillir les résidents touchés par la maladie d’Alzheimer.
Prévue initialement à 2,2 millions d’euros, l’aide de la Région se portera à 2,3 millions soit l’équivalent de celle apportée par le Département.
« Depuis des années, on laisse les services publics et les établissements médicaux se fermer dans trop de territoires. Je ne veux pas d’une santé à 2 vitesses qui opposerait la ruralité aux métropoles. C’est pourquoi avec la Région et son Président Laurent Wauquiez, nous nous engageons à soutenir la réhabilitation de l’hôpital de Moze, véritable hôpital de proximité. Il serait totalement aberrant de renvoyer les habitants vers des services de soins au Puy-en-Velay ou à Valence. Nous faisons donc le choix de nous battre pour que les habitants du plateau puissent avoir accès à des services médicaux de qualité à Saint-Agrève. Dans cet établissement, nous pouvons compter sur un personnel médical dévoué et impliqué. Les soignants œuvrent dans des conditions parfois très difficiles et ils méritent que nous soyons à leurs côtés. Avec la majorité départementale, nous avons décidé d’apporter un accompagnement financier de 2,3 millions d’euros pour ce projet » a expliqué à son tour, Olivier Amrane.
La sécurité sociale : une conquête ouvrière
- Le 01/06/2022
- Dans FLASH ACTUCGT
Pierre Caillaud Croizat, petit fils d'Ambroise Croizat, Ministre du travail et de la Sécurité sociale en 1945, revient sur le rôle visionnaire de son grand père qui soutiendra avec beaucoup d’énergie la mise en œuvre de la sécurité sociale en mobilisant notamment le corps militant de la CGT.
"La sociale", histoire d'une conquête malmenée !
- Le 28/05/2022
- Dans FLASH ACTUCGT
La Sociale" est un (superbe) documentaire qu'il (nous) faut faire connaitre car 70 ans plus tard, il est temps de raconter cette belle histoire de « la sécu ".
D’où elle vient, comment elle a pu devenir possible, quels sont ses principes de base, qui en sont ses bâtisseurs et qu’est-elle devenue au fil des décennies ?
Au final, se dressent en parallèle le portrait d’un homme (Ambroise Croizat), l’histoire d’une longue lutte vers la dignité et le portrait d’une institution incarnée par ses acteurs du quotidien.
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L’urgence est à l’augmentation des salaires
- Le 28/05/2022
- Dans FLASH ACTUCGT
La Santé et l’Action Sociale ont un besoin vital de changement, la recette du gouvernement c’est la continuité à la sauce Bourguignon !
- Le 25/05/2022
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Courrier de l’Elysée en réponse à la demande de réintégration des salariés suspendus dans les établissements
- Le 25/05/2022
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Retraites : la bataille sociale
- Le 20/05/2022
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Barème Macron : Champagne pour le patronat
- Le 13/05/2022
- Dans FLASH ACTUCGT
Douche froide pour les salariés. Au terme d'un long feuilleton judiciaire, la Cour de cassation vient de valider le barème Macron encadrant les indemnités pour licenciement injustifié. La CGT entend poursuivre la bataille.
C'est l'une des mesures phares du premier mandat d'Emmanuel Macron. Depuis 2017, l'indemnisation aux prudhommes pour licenciement sans cause réelle et sérieuse est encadrée par un barème légal, dit « barème Macron ». Un dispositif contesté par plusieurs organisations syndicales, dont la CGT, puisqu'il permet de plafonner les indemnités versées au salarié victime d'un licenciement abusif et de sécuriser les employeurs.
Les salariés les plus fragiles… davantage fragilisés
Depuis 2017, un licenciement abusif ne donne ainsi plus droit qu'à une indemnité d'un à deux mois de salaire brut pour un an d'ancienneté, de trois à six mois pour cinq ans d'ancienneté. « Cela fragilise notamment les salariés les plus fragiles, les jeunes qui ont peu d'ancienneté, et qui estiment que cela ne vaut même plus le coup d'aller aux prudhommes, compte-tenu des sommes en jeu », note Céline Verzeletti, secrétaire confédérale de la CGT.
En presque cinq ans d'application, le « barème Macron » a accéléré la baisse des procédures devant les prud'hommes. Un an après la « réforme », en 2018, le nombre de recours était ainsi tombé à 12 0000, soit 5,5 % de moins qu’en 2017, et deux fois moins qu’il y a vingt ans, selon le ministère du Travail (Dares) et France Stratégie (organisme dépendant du Premier ministre).
L’OIT a pourtant donné raison à la CGT, qui continue le combat
D'un point de vue juridique, si le Conseil d'État et le Conseil constitutionnel avait approuvé ce mécanisme, plusieurs conseils de prudhommes avaient estimé qu'il ne respectait pas la convention 158 de l'Organisation internationale du travail (OIT). Laquelle prévoit que le tribunal d'un pays doit attribuer une indemnité « adéquate » au salarié.
En 2019, la Cour de cassation, pour sa part, s'était déjà prononcée dans un simple avis et estimé que la « réforme » était compatible avec la convention de l'OIT. Mais cette dernière a pourtant très récemment donné raison à la CGT en jugeant que le fameux barème risquait de ne pas assurer une réparation adéquate. De quoi donner quelques espoirs aux adversaires du barème !
Il est tout de même regrettable que la justice française fasse autant fi des normes et des règles internationales.Céline Verzeletti, secrétaire confédérale
Las, la cour de cassation, à travers une décision dévoilée le 11 mai, a jugé ce dernier compatible avec la convention 158 de l'OIT et retoqué l'évaluation au cas par cas des versements d'indemnité. « C'est une bonne nouvelle pour le patronat qui se frotte les mains, et une décision catastrophique pour les salariés, se désole Céline Verzeletti. On ne lâche pas au niveau juridique, nous attendons encore la décision du Comité européen des droits sociaux que nous avons saisi », à l'instar de FO. Reste que celui-ci ne rendra pas un avis contraignant… « Il est tout de même regrettable que la justice française fasse autant fi des normes et des règles internationales », déplore Céline Verzeletti.
Les juges devront porter la muselière et les menottes
Pas plus amène, le SAF (Syndicat des avocats de France) estime pour sa part dans un communiqué que « les juges devront porter la muselière et les menottes que les ordonnances Macron leur ont imposées, à la demande du patronat ». Emmanuel Macron déclarait « je ne suis plus le candidat d'un camp mais le président de tous », à l'issue du second tour de l'élection présidentielle du 24 avril dernier. À coup sûr, le président de tous les licencieurs…

Non, ORPEA n’a pas « manqué de rigueur » ; pour la CGT, il a créé un système maltraitant qu’il faut abattre
- Le 13/05/2022
- Dans FLASH ACTUCGT
Ordre National Infirmier : NON à l’inscription obligatoire !
- Le 11/05/2022
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La Cour de cassation au secours du barème Macron
- Le 11/05/2022
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Les demandeurs d'emploi sont à la peine
- Le 11/05/2022
- Dans FLASH ACTUCGT
Les demandeurs d'emploi sont plus nombreux à travailler à temps partiel ou dans le cadre de contrats courts, tout en étant inscrits à Pôle Emploi. Les radiations administratives explosent.
Pôle Emploi et la Dares ont publié les chiffres des demandeurs d'emploi inscrits à Pôle Emploi au premier trimestre 2022. Pour ces comptabilisations, les demandeurs d'emploi sont divisés en trois catégories : A, B et C.
Pour le premier trimestre 2022, la catégorie A, qui comprend les chômeurs qui n'ont aucune activité, baisse de 5,3 %.
Cette baisse ne signifie pas que toutes les personnes concernées aient pu accéder à un emploi durable et satisfaisant.
En effet, les catégories B et C, qui regroupent les demandeurs d'emploi qui ont travaillé à temps partiel ou dans le cadre de contrats courts, sont en augmentation.
Le pourcentage de chômeurs de catégorie B (ayant travaillé moins de 78 heures par mois) a augmenté de 2,6 %. Le pourcentage de demandeurs d'emploi de catégorie C (ayant travaillé plus de 78 heures par mois) reste au même niveau.
En contrat court ou à temps partiel, les travailleurs de catégories B et C ne peuvent pas vivre du seul revenu de leur travail.
Ils restent donc inscrits comme chômeurs et continuent à chercher un autre emploi plus rémunérateur ou plus pérenne.
« Il y a un jeu de transvasement de la catégorie A vers les catégories B et C, analyse Pierre Garnodier, de la CGT des Privés d'Emploi. La plus forte augmentation concerne le pourcentage de demandeurs d'emploi inscrits en catégorie B qui ont travaillé moins de 20 heures. L'augmentation de ces temps très partiels ou très courts montre une explosion de la très grande précarité. »
Au troisième trimestre 2021, seulement 47,9 % des inscrits étaient indemnisés.
Pour Pierre Garnodier, ce chiffre « confirme toute la nocivité de l'assurance chômage. En un an, il y a 13 % de chômeurs en moins qui sont indemnisables. »
Les radiations administratives sont en hausse de 40,8 % sur un an.
Au sein des agences Pôle Emploi, des consignes sont données d'augmenter le nombre d'interpellations de chômeurs dont on considère qu'ils n'auraient pas respecté leurs obligations de recherche.
Depuis que la réforme de l'assurance chômage s'applique, il faut avoir travaillé 6 mois (au lieu de 4 auparavant) pour pouvoir prétendre à une indemnisation. Nombre de personnes ayant travaillé 4 ou 5 mois ne s'inscrivent plus à Pôle Emploi car elles savent qu'elles ne pourront pas être indemnisées.
Pour la CGT, l'assurance chômage doit couvrir tous les privés d'emploi.
Source : https://www.cgt.fr/actualites/france/privee-demploi/les-demandeurs-demploi-sont-la-peine






















