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Défense des services publics le 9 mai 2019 : Manifestation valence (26)
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Jeudi 9 mai : une journée d'actions fortes
- Le 15/05/2019
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1er mai 2019 : l’urgence est de répondre aux revendications des travailleuses et des travailleurs
- Le 03/05/2019
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Grand débat national : Emmanuel Macron maintient son cap et déroule son programme
- Le 27/04/2019
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Après deux ans de mise à l'écart de la presse à l'Élysée, après plusieurs mois d'une crise sociale qui a mis des milliers de gilets dans les rues, après un grand débat national censé retisser des liens avec les Français, après l'incendie de Notre-Dame venu perturber le timing prévu comme un coup du sort, Emmanuel Macron s'est finalement exprimé, jeudi soir avril, devant près de 7 millions de téléspectateurs.
Et la montagne accoucha d'une souris… Car s'il a reconnu « avoir fait des erreurs » et même promis d'amender sa manière de gouverner, 63 % des Français n'ont pas été convaincus par sa prestation (selon une étude Harris Interactive/Agence Epoka). Particulièrement dans les rangs de la CGT.
« On peut résumer cela par “on ne change rien”, s'indigne Fabrice Angéi, responsable confédéral CGT. Nous avons un président qui dit que beaucoup a été fait, que le gouvernement travaille bien et que tout va bien. Si tout va bien, on se demande pourquoi il y a autant de mouvements sociaux dans les entreprises, les territoires, les gilets jaunes, pourquoi cette colère et pourquoi neuf Français sur dix demandent un changement de politique économique et sociale ».
Services publics
L'État doit « savoir s'adapter, être accessible à tous dans tous les territoires » a dit Emmanuel Macron. Et de souligner sa volonté d'« assurer l'accès aux services publics à moins de 30 minutes » et de déployer plus « de monde sur le terrain » pour « apporter des solutions ». Il a notamment annoncé la création dans « chaque canton », d'ici « la fin du quinquennat », d'un « endroit où on puisse trouver réponse aux difficultés qu'on rencontre », baptisé « France services ». « C'est une annonce bidon puisque ça ne peut pas entrer dans le cadre de la réduction des dépenses publiques sur lesquelles il maintient le cap, répond Fabrice Angéi, le problème c'est qu'on n'a plus les services publics en territoires. Les sous-préfectures, les centres impôts ont été vidés, il faut maintenant passer par des plateformes, etc. »
Faut-il croire le chef de l'État quand il dit que l'État doit « cesser la fermeture des services publics » et quand il se dit prêt à « abandonner », « si ce n'est pas tenable », la suppression des 120 000 postes de fonctionnaires d'ici la fin du quinquennat ? Il a en tous cas dit « ne pas vouloir fermer des écoles ou des hôpitaux. » « Insuffisant, mais ça prouve l'impact des luttes dans ces secteurs », conclut le syndicaliste.
Temps de travail…
« Quand je nous compare à nos voisins et aux autres pays de l'OCDE, on travaille moins rapporté à l'année », a asséné le président de la République. « C'est un florilège de fake news »,s'indigne le syndicaliste.
Et de citer les données de l'OCDE selon lesquelles le travailleur français a passé en moyenne 1 526 heures à son travail en 2016, loin devant son équivalent allemand (1 356 heures en 2017) et juste derrière le travailleur britannique (1 538 heures en 2018).
Un terrain qui permet au chef de l'État d'envisager un allongement du temps de travail à l'échelle d'une carrière. « C'est une opération d'enfumage puisque le Président dit à la fois qu'on ne bouge pas l'âge de départ en retraite, mais qu'on renforce la décote et qu'on met en place un régime par points qui va baisser le niveau des pensions. De facto cela entraîne des départs à la retraite au-delà de l'âge légal. Voilà comment on recule l'âge de la retraite sans le dire. »
Pouvoir d'achat, retraites
Cela dit, Emmanuel Macron a été obligé de reculer sur la réindexation des retraites. Précisons que c'est davantage un maintien qu'un gain du pouvoir d'achat. Regagner du pouvoir d'achat nécessiterait d'indexer toutes les pensions sur le salaire moyen, ce qui est l'une des 19 propositions de la CGT.
Quant au souhait du président de la République de garantir un « minimum contributif » de 1 000 euros à ceux qui ont suffisamment cotisé ou atteint l'âge du « taux plein », « cela correspond au seuil de pauvreté, balaie Fabrice Angéi. La CGT revendique un minimum vieillesse — c'est-à-dire alloué quand on n'a pas tous ses droits — à 1200 euros. De plus le régime par points annoncé par le gouvernement va en premier lieu pénaliser les précaires et les femmes. »
Source NVO : https://www.nvo.fr/emmanuel-macron-maintient-son-cap-et-deroule-son-programme/
Collectif EHPAD : Analyse CGT du rapport LIBAULT
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La retraite : une réforme de tous les dangers
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Grand débat national : la réponse de la CGT en 19 propositions
- Le 24/04/2019
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Le 1er mai : Manifestons tous ENSEMBLE pour BATIR L'AVENIR !
- Le 23/04/2019
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Tous contre l'Ordre National Infirmier : Manif Lyon le 29 avril 2019 à 11 h
- Le 12/04/2019
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Réforme des retraites : Pension de réversion
- Le 05/04/2019
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La LDH et la CGT veulent voir le Conseil constitutionnel trancher sur l'usage du LBD, arme "dangereuse"
- Le 05/04/2019
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Un mois après le rejet de premières demandes de suspension en urgence de l’usage du lanceur de balles de défense (LBD), la Ligue des droits de l’Homme (LDH) a demandé mercredi la saisine du juge constitutionnel sur le recours à cette arme controversée.
La LDH a attaqué, à travers une question prioritaire de constitutionnalité (QPC), trois articles du code de la sécurité intérieure (L. 435-1 et L. 211-9) et du code pénal (431-3) qui régissent l’utilisation de cette arme, à l’origine de nombreuses blessures graves depuis le début du mouvement de contestation sociale des « gilets jaunes ».
La LDH considère que la loi « n’encadre pas suffisamment l’usage du LBD ».
« Cette absence d’encadrement permet l’usage de cette arme dans des conditions où elle ne devrait pas être utilisée, ce qui aboutit à un très grand nombre de dérives et de bavures. C’est contraire non seulement à la liberté de manifester, liberté fondamentale, mais aussi au droit à la dignité, au respect de l’intégrité physique », a déclaré Patrice Spinosi, l’avocat de la LDH.
Le rapporteur public, qui dit le droit et dont les avis sont généralement suivis, s’est opposé à la transmission de cette QPC au Conseil d’Etat. Il a notamment relevé que la loi prévoyait déjà un usage des armes « en cas d’absolue nécessité et de manière strictement proportionnée » et estimé que la question de la liberté d’expression collective n’était « pas nouvelle » – un des critères de transmission aux « sages ».
Pour Me Régis Froger, avocat de la CGT, partie intervenante au côté de la LDH, « le Conseil constitutionnel s’est certes prononcé sur la liberté de manifester comme un pendant du droit d’expression collective mais pas sur la liberté de manifester à titre individuel ».
La CGT espère voir consacré un « droit constitutionnel de protestation », dans la logique du rapport de force collectif que sous-tend déjà les droits constitutionnels de grève et de se syndiquer.
Le Conseil d’Etat rendra sa décision dans les prochaines semaines.
Plusieurs associations ferraillent depuis des mois pour voir interdit le LBD 40, utilisé plus de 13.000 fois depuis le début du mouvement des « gilets jaunes » mi-novembre, lors de manifestations où plus de 2.200 blessés ont été recensés parmi les manifestants, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur.
Le 1er février, saisi en urgence par la LDH alors qu’enflait la polémique sur les « violences policières », le Conseil d’Etat avait rejeté les demandes de suspension du LBD, estimant que le risque de réitération « d’actes de violences et de destruction » rendait « nécessaire de permettre aux forces de l’ordre de recourir à ces armes ». La LDH a depuis déposé un recours au fond, qui sera examiné dans les prochains mois.
Liberté de manifester : Les dérives autoritaires du gouvernement sanctionnées
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AUTONOMIE ET GRAND ÂGE : Suite à la parution du rapport Libault
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Colère et tristesse dans les EHPAD
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Comité Social et Economique : La Base de Données Économique et Sociale ne favorise pas l’information des élus
- Le 04/04/2019
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85% des élus disent « ne pas avoir plus d'information » qu’auparavant. C’est l’enseignement majeur d’une enquête menée durant quatre mois – entre octobre 2018 et février 2019 – au sujet de l’usage de la base de données économiques et sociales (BDES) par les élus CE ou CSE. Quatre ans après sa mise en place, cet ensemble d’informations sur la situation et les projets de l’entreprise semble ne pas remplir les objectifs assignés.
C’est du moins à partir de cette hypothèse et pour en faire le bilan que le Cercle Maurice Cohen, club de réflexion dédié aux IRP, a lancé cette consultation inédite. Résultat : 811 réponses sont recueillies en moins de trois mois, représentant environ 2,6 millions de salariés issus de PME, d’ETI, de grandes entreprises (CAC 40). Les grandes entreprises étant au nombre de 504.
« On ne s’attendait pas à recevoir autant de réponses, reconnaît, réjoui, Laurent Milet, rédacteur en chef de la RPDS et Président du Cercle Maurice Cohen. Cela donne toute leur légitimité aux résultats de l’enquête ». Des résultats souvent révélateurs des jeux de rapports de force, parfois d’un manque de dialogue, ou même d’une totale méconnaissance.
Les résultats parlants
Ainsi, à peine plus de 91 % des élus ont entendu parler de la BDES, ce qui en laisse près de 10% hors champs au sujet d’un document d’information primordial sur le registre de la consultation. D’ailleurs, quand on leur demande si la BDES a été mise en place dans leur entreprise, plus de 10 % n’en savent rien.
Heureusement, plus de 81 % des élus savent qu’elle a bien été mise en place. Reste que dans près de 60 % des cas, c’est l'employeur qui a fixé les modalités d’accès à la BDES et seulement 18,4 % par voie d’accord collectif. L’accès à ces données apparaît compliqué dans près de 60 % des cas puisque la BDES suppose une recherche de données dans des documents en PDF, auxquels elle renvoie.
Elle n’est constituée de données directement exploitables (type tableau Excel) que dans 29 % des cas. Christophe Baumgarten, avocat au JDS et vice-président du cercle Maurice-Cohen, analyse les résultats de l’enquête.
Les risques de la BDES
Parmi les élus venus assister à la présentation des résultats de l'enquête, certains pointent des dérives telles qu'une BDES non actualisée ou pas accessible en permanence (en format papier dans bureau du DRH, sur l'intranet de l'entreprise donc uniquement accessible aux heures d'ouverture de l'entreprise). D'autres évoquent les difficultés qu'ils rencontrent à l'heure d'en exploiter les données. Outre le fait que celles-ci soient insuffisantes, leur mise en forme selon une « base de données » est loin d'être équivalente à une base documentaire.
La confidentialité invoquée par les directions d'entreprise pour s'opposer à tout ou une partie des données constitue également un obstacle auquel se heurtent les élus. Et la loi sur le secret des affaires est venue abonder dans le sens des entreprises… Christophe Baumgarten évoque cette possibilité et le discours tenu par des directions qui ne souhaitent pas abonder correctement à la BDES.
Enfin, chacun a en ligne de mire les risques accrus par la possibilité de déroger par la négociation avec possibilité d'écarter certaines informations de la BDES. Pis, à l'occasion de la mise en place du CSE, il est également tentant de marchander certaines dispositions inhérentes à son contenu ou d'allonger les délais entre les consultations régulières.
Source NVO : https://www.nvo.fr/la-base-de-donnees-economique-et-sociale-ne-favorise-pas-linformation-des-elus/
Les infirmières des urgences de Valence chantent leur colère
- Le 04/04/2019
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« La colère dans le cathéter » : la chanson enregistrée par des infirmières des urgences du centre hospitalier de Valence pour dénoncer suppressions d'emplois et le manque de moyens enregistre des millions de vues sur les réseaux sociaux.
Elles font un carton sur les réseaux sociaux comme avant elles les soignants de Toulouse qui avaient fait un rap pour attirer l’attention sur leur mouvement. Une vingtaine de blouses blanches du service des urgences du Centre hospitalier de Valence (CHV) veulent sensibiliser les patients et l’opinion à leur situation. Cette action médiatique coïncide avec une grève – symbolique car sans incidence sur les soins – lancée contre le plan de restructuration de l’hôpital, en déficit de 8 millions d’euros l’an dernier. Pour revenir à l’équilibre financier, il prévoit notamment suppressions de postes et fermetures de lits.
En décembre 2018, la Chambre régionale des comptes a estimé dans un rapport que le centre hospitalier de Valence devait « appliquer strictement son plan de redressement arrêté à la fin de l’année 2017 et prendre toute mesure susceptible de contenir notamment les charges de personnel médical » , en pointant le coût élevé des médecins intérimaires recrutés pour pallier une pénurie de titulaires.
« Ça touche toute la France, quiconque travaille ou est passé dans un service de ce type se reconnaît dans les paroles, explique à l’AFP Virginie Turrel, 12 ans d’ancienneté. On dénonce nos conditions de travail, la politique de soins et on s’est dit que le message passerait mieux en chanson » .
« On a passé un hiver plus que rude, avec une épidémie de grippe qui a duré très longtemps et un afflux de patients que l’hôpital n’était pas en capacité d’accueillir alors que c’est l’établissement de référence sur la Drôme et l’Ardèche » , souligne l’infirmière. « Et là on vous annonce des fermetures de lits. C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. »
Les personnels de Valence ne sont pas les premiers à exprimer leur malaise en chanson. « C’est tout notre système de santé qui est en train de partir en vrille et les réformes à venir vont encore aggraver la situation. Les hospitaliers sont au bout du bout » , estime Karim Chkeri, délégué CGT du personnel au sein de l’hôpital de Valence. « En permanence, on nous demande de faire des économies, de sabrer dans le personnel, mais à aucun moment on ne remet en cause la politique de santé qui est menée » .
Source NVO : https://www.nvo.fr/les-infirmieres-des-urgences-de-valence-chantent-leur-colere/
La CGT lance une campagne de mobilisation sur la réforme des retraites
- Le 02/04/2019
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« Pas de hasard pour ma retraite », c'est le titre et le mot d'ordre de la campagne de mobilisation syndicale lancée vendredi 29 mars par la CGT qui s'alarme des perspectives de réforme du système préparées par Jean-Paul Delevoye. Elle estime en effet que « ce projet de réforme de retraite universel par points consiste à accélérer la baisse des pensions pour répondre aux exigences européennes de diminution de la part du PIB actuellement consacré aux retraites ».
Opposée à cette réforme systémique voulue par Emmanuel Macron, la CGT a présenté lors d'un point de presse ses propositions pour « garantir de bonnes retraites » et trouver les « 100 à 120 milliards d'euros nécessaires à l'horizon 2050 » pour financer les retraites de demain. Par principe le « projet de système de retraite universel par points » promis par le chef de l'État « consiste à accélérer la baisse des pensions », a fustigé Catherine Perret en ouverture de ce point de presse.
Pour la secrétaire confédérale « il n'y a pas à tergiverser », les Français seront « tous perdants » avec cette réforme. Elle cite d'ailleurs trois exemples à l'appui calculés à partir des règles en vigueur pour les retraites complémentaires depuis la dernière réforme ARRCO-AGIRC que la CGT a rejeté (voir ci-contre).
A l'inverse, la CGT veut « garantir un taux de remplacement de 75 % » du dernier salaire, « avec un droit au départ à 60 ans » et « une indexation des pensions sur le salaire moyen », plus avantageux que l'inflation, actuellement utilisée comme référence.
« Le financement de ces propositions représenterait de 100 à 120 milliards d'euros d'aujourd'hui à l'horizon 2050 », soutient Catherine Perret, ajoutant que « cette somme permettrait de garantir de bonnes retraites » tout en tenant compte du vieillissement massif de la population.
Pour dégager ces ressources, la CGT table sur une baisse du chômage, une hausse des salaires doublée d'une obligation d'égalité femmes-hommes et la création d'un « malus sur les emplois précaires ». Elle réclame aussi la suppression des exonérations de cotisations sociales (sur les bas salaires, les heures supplémentaires, etc.), une taxation supplémentaire des dividendes et une lutte « véritable » contre l'évasion fiscale.
« Il faut juste qu'on décide que parce qu'il y aura plus de besoins demain il faut y consacrer plus de financements », a expliqué Catherine Perret.
Source NVO : https://www.nvo.fr/la-cgt-lance-une-campagne-de-mobilisation-sur-la-reforme-des-retraites/
Justice : Info’Com CGT convoqué au tribunal suite à la plainte du ministre de l’Intérieur
- Le 18/03/2019
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Le syndicat Info'Com-CGT, poursuivi par le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner pour avoir diffusé une affiche après l'interpellation en décembre de lycéens à Mantes-la-Jolie (Yvelines), a déclaré lundi « l'assumer pleinement ».
Des dizaines de militants rassemblés devant le tribunal de Paris ont assuré de leur soutien, Romain Altman, secrétaire général d'Info'Com CGT qui était convoqué « pour des faits de diffamation publique envers (des) fonctionnaires de police » cet après-midi à la suite de la plainte du ministre de l’Intérieur Christophe Castaner après la diffusion de leur affiche. Affiche qui a été « mise à jour » après la démarche du ministre.
L'affiche avait été publiée suite à la diffusion des images de l’interpellation de lycéens de Mantes-la-Jolie. La vidéo qui montrait des rangées de dizaines d'élèves à genoux, les mains sur la tête, placés sous la surveillance de policiers casqués, armés de matraques et de boucliers, et les commentaires sur la « classe qui se tient sage » avaient suscité de vives réactions.
Un acte militant assumé
« On assume pleinement cette affiche car elle n'est que le juste reflet de la réalité » et qu'« elle rejoint de nombreux combats ». Malgré le coup de pression judiciaire tenté par l’exécutif, rien ne fera plier les militants. Et les nombreux soutiens a avoir pris la parole au rassemblement, juste avant la convocation ont tous fait part, de leur solidarité et de leur volonté de ne pas se laisser intimider. Des Geodis Calberson à l’UD CGT de Paris en passant par le collectif de défense des jeunes du Mantois, Sud, des représentants du PCF ou de la FI, les prises de parole ont été unanimes sur un point : la liberté d'expression et de manifester ne sont pas négociables.
Cette procédure « n'est ouverte qu'à l'initiative du ministre de l'Intérieur », a souligné Romain Altmann. « Il s'agit là d'une nouvelle phase de la répression gouvernementale », a-t-il estimé.
Un procès à prévoir
Au cours de cette audition, il lui a été dit que cette procédure sera transmise au procureur de la République à qui il revient de donner suite ou non à la plainte. « Il y a de fortes chances que cela se termine par un procès », a-t-il dit. Dans un courrier, le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez a demandé à Christophe Castaner de retirer sa plainte et a rappelé les violences qui émaillent les cortèges des manifestations depuis plusieurs années.
« À l'heure où la France est condamnée de toutes parts, y compris par l'ONU et tout récemment dans notre pays par le défenseur des droits, pour ses atteintes aux libertés fondamentales, il serait grave de rajouter l'atteinte supplémentaire de la liberté d'expression ». Le syndicat a aussi lancé une pétition « Touchez pas à liberté d'expression ».
Source NVO : https://www.nvo.fr/infocom-cgt-convoque-au-tribunal-suite-a-la-plainte-du-ministre-de-linterieur-christophe-castaner/
Réforme des retraites : Buzyn favorable à un « allongement de la durée de travail »
- Le 18/03/2019
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« La question de l'âge du départ à la retraite est sans arrêt sur la table, à gauche comme à droite », a relevé la ministre au micro du Grand Jury. « Je pense qu'un jour, nous serons obligés de travailler plus longtemps sinon notre système de retraite ne pourra pas tenir », a-t-elle précisé. « Ce que j'ai dit, c'est que j'ai vu ces propositions remonter du grand débat. À partir du moment où les Français l'évoquent, c'est sur la table. À partir du moment où toutes les propositions qui sont amenées par le grand débat vont être étudiées, nous étudierons celle-là comme les autres. Elle n'est pas [mise] sur la table aujourd'hui par le gouvernement », a-t-elle rappelé.
Agnès Buzyn prétend que les Français seraient demandeurs d'un recul de l'âge de la retraite
Ainsi donc Agnès Buzyn, l'un des poids lourds du gouvernement, nous explique que ce recul de l'âge de la retraite serait une demande des Français exprimée dans le «grand débat ». On voit bien sur quoi cette grande opération de communication pourrait déboucher dans les jours à venir. Emmanuel Macron avait déjà prévenu d'entrée que les réformes souhaitées par les Français devraient être gagées sur des économies à réaliser et sur une réduction du déficit public. Cette fois, Agnès Buzyn légitime le futur renoncement d'Emmanuel Macron à sa promesse de campagne par une sorte de volonté populaire. Demain la ministre nous expliquera sans doute que sur les ronds-points les gilets jaunes manifestaient pour travailler indéfiniment.
Comme on lui rapportait, en fin d'émission, les réactions hostiles suscitées sur les réseaux sociaux par ses déclarations, la ministre a souligné qu'elle s'exprimait « à titre personnel ».
Le haut-commissaire à la réforme des retraites se dit « très surpris »
« Je n'y suis pas hostile », a poursuivi la ministre. « Je suis médecin, je vois que la durée de vie augmente d'année en année, elle augmente moins vite ces dernières années mais elle a considérablement augmenté », a-t-elle fait valoir en remettant en selle les éternels arguments comptables qui ont conduit les gouvernements précédents à repousser l'âge de la retraite et allonger la durée de cotisation : « Est-ce que, alors que le nombre d'actifs diminue, nous allons pouvoir maintenir sur les actifs le poids des retraites qui vont augmenter en nombre et en durée ? Nous savons que cet équilibre-là va être de plus en plus difficile à tenir », a-t-elle prévenu.
Interrogé par Le Monde, Jean-Paul Delevoye, le haut-commissaire à la réforme des retraites, se dit « très surpris » des propos de la ministre. « J'ai vu émerger ce débat, ce n'est pas le mien, poursuit-il. Mais si nous devions faire évoluer notre réflexion, au-delà de cette question, ce sera en toute transparence et non pas au travers d'une déclaration ou d'une émission. »




























