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Harcèlement dans les hôpitaux !

Les méthodes de l’ultralibéralisme appliquées à l’hôpital provoquent les mêmes symptômes sur les personnels que dans les grandes entreprises.

Comment bien soigner quand on est soi-même en souffrance ? Attention, danger !!

Le nombre de cas de suicide, des personnels soignants sur leur lieu de travail, augmente depuis quelques mois, notamment à Charleville- Mézières, Toulouse, Le Havre ou à Paris. Il faut noter que sous la pression syndicale, un certain nombre d’entre eux ont été reconnus en accident de travail.

Cela montre bien la relation entre la dégradation des conditions de travail et ces drames.

Mais comment en sommes-nous arrivés là chez des professionnels dont le métier est de soigner, c’est-à-dire de soulager des souffrances ?

La réponse est assez simple : c’est l’application à l’hôpital des techniques de management issues de l’ultralibéralisme.

L’hôpital, une entreprise traitée comme les autres

La dégradation de la situation a débuté dès les années 1980 avec le tournant de la rigueur, premier avatar en France des politiques libérales initiées par Ronald Reagan aux États-Unis et par Margaret Thatcher en Grande-Bretagne.

Au fil des réformes des années 1990 et 2000, l’hôpital est devenu une entreprise de production de soins dans le cadre d’un marché concurrentiel dans lequel il faut gagner des parts. Les directeurs ont été mis sous pression pour s’adapter et leur formation a été modifiée pour coller à ces objectifs. Une partie du monde médical, du fait de ses origines sociales et de ses orientations politiques, mais surtout de son attrait pour le pouvoir, a accompagné et facilité ces évolutions.

À l’encontre des valeurs de la médecine

Alors que le propre des métiers de la santé est le travail collectif et collaboratif auprès des patients, les « valeurs » qui ont été mises en avant sont l’individualisme, la concurrence et la performance essentiellement financière. Cela dans un contexte de restructuration avec des fermetures massives qui vont s’accélérer avec la mise en place des Groupements hospitaliers de territoire imposés par la loi Touraine, regroupant de manière autoritaire 1 200 hôpitaux dans 130 structures pour l’ensemble du territoire national.

Par ailleurs, dans la même logique que la loi Travail, les établissements remettent en cause les accords sur la réduction du temps de travail avec la suppression de jours de RTT, la généralisation de l’alternance du travail entre équipe du matin et d’après-midi (voire la nuit) ou encore l’extension du travail en plages de 12 heures… Tout cela participe à la dégradation du travail en équipe, à l’augmentation de la pénibilité et à l’épuisement, tant physique que moral.

Isolement, clé du harcèlement

Ainsi ce qui caractérise aujourd’hui le fonctionnement hospitalier, c’est un management autoritaire, utilisant toutes les stratégies pour isoler ceux qui sont considérés comme des « gêneurs » et des techniques de harcèlement du même type que celles qui ont été utilisées à France Télécom, ainsi que dans d’autres entreprises avec les résultats que l’on connaît. 

Cette affaire est actuellement dans les mains de la justice et les principaux dirigeants de l’époque sont justement mis en cause.

Trop souvent ces salariés restent isolés - ce qui fait partie intégrante de la stratégie de harcèlement - et ne voient pas d’issue à leur situation, ce qui les conduit au désespoir. Heureusement, dans de nombreux cas, la présence syndicale permet un soutien, notamment psychologique, et l’organisation d’une défense collective et solidaire.

Pour un retour à l’humanisme

Mais nous sommes malheureusement face à une machine de guerre qu’il va falloir bloquer.

La médiatisation de ces situations peut participer à créer une véritable prise en compte par la population de ce qui se passe actuellement dans les hôpitaux.

Car il est clair que quand les personnels vont mal, les patients risquent d’en payer les conséquences.

Il est donc essentiel que le fonctionnement des hôpitaux s’appuie sur les valeurs d’humanisme qui sont le fondement de la médecine.

La situation actuelle montre bien que la logique libérale appliquée dans ce secteur est mortifère et qu’il est nécessaire de s’y opposer de toutes nos forces.                                                                                                                      

DR CHRISTOPHE PRUDHOMME

Médecin urgentiste au Samu de Seine-Saint-Denis, porte-parole de l’Association des médecins urgentistes hospitaliers de France (Amuf)

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Manif : La colère gronde parmi le personnel de l’hôpital de Moze

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" Personnels épuisés ! Résidents en danger..."

" Direction ! On t'attend... "

Le personnel de l'hôpital de Saint-Agrève en souffrance

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L'hôpital de Moze à Saint-Agrève a été le cadre d'un mouvement de grève jeudi après-midi. A l'appel de la CGT, le personnel a interrompu son travail (ou l'a effectué en y étant assigné). Des usagers étaient venus soutenir leur mobilisation.

Ce mouvement a été bien suivi selon David Banchet, délégué syndical de l'hôpital de Moze à Saint-Agrève. "Nous souffrons en permanence de sous-effectifs. Depuis plusieurs semaines, le nombre d’agents absents non remplacés augmente régulièrement. Un tel état de faits est de plus en plus pénible à vivre pour le personnel et cela conduit à une mauvaise prise en charge des résidents. Notre mouvement est un cri d'alarme."

La revendication exprimée est claire : "Nous exigeons le remplacement systématique des agents absents, quelle que soit la cause de leur absence."

Dans le tract, l'organisation syndicale précise ceci : "Cette situation intolérable entraîne une forte dégradation de la qualité des soins et du bionettoyage, voire même ne permet plus d’assurer correctement la sécurité des résidents et des patients. Trop souvent, vous vous trouvez en difficulté pour assumer votre mission, du fait de ce sous-effectif, causant un épuisement physique et psychologique. Le nombre d’accidents du travail et d’arrêts maladie en témoigne. Malgré nos nombreuses interpellations, la direction fait la sourde oreille."

David Banchet signale : "La direction n'a pas jugé utile de nous rencontrer au moment du dépôt de ce préavis de grève. Elle n'a pas prévu de la faire non plus ce jeudi."

Article et photos La commère 43

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Lutte GAGNANTE : Fin de conflit à la clinique de l'Auzon (63)

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Après la lutte à la clinique de l’Ormeau, la démonstration est faite, particulièrement dans ce secteur de la santé privée lucrative, qu'il n'est pas impossible de lutter et de gagner.

IMPORTANT : L'impact financier de cette grève d'un mois est important pour les salarié-e-s en lutte.

Un appel à solidarité financière a été lancé il y a quelques jours, permettant de poursuivre cette bataille.

Aujourd'hui, alors que ce conflit se termine, l'UD Cgt du Puy de Dôme et l'USD Santé 63 en appellent à toute la Cgt pour compléter cette caisse de solidarité, et permettre d'éviter des situations délicates pour les familles des grévistes.

Tous les dons sont à adresser à :

- l'USD Cgt 63 - Maison du Peuple - Place de la liberté - 63000 Clermont-Fd 

- ou via les moyens modernes avec la "collecte en ligne": http://www.leetchi.com/c/solidarite-de-salaries-de-la-clinique-de-lauzon

Pour tout contact ou info, joindre l'USD Cgt Santé 63 (usd@cgt63.fr)

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